Publié le 26 Février 2015

Un livret pédagogique sur les plantes sauvages

Pour ceux qui ont suivi l'aventure, Nancie Renaut travaille depuis 2012 à la réalisation d'un guide pédagogique de plantes sauvages.

Elle a fait appel à des forces vives pour perfectionner cet ouvrage : David Yven pour la conception graphique, Claire Joubioux pour les dessins originaux à l'aquarelle, Kristell Corre pour les recettes.

Cela donne un guide pédagogique pratique, complet et accessible à tous.
Il se met facilement dans la poche lors des ballades.

Il permet d'avoir un autre regard des plantes communes qui poussent autour de nous, comme le plantain, l'ortie ou le trèfle.

Il nous donne des précisions sur leurs utilisations en cuisine et en remèdes naturels, des réponses à la question : que peuvent nous apporter toutes ces plantes que nous avons à portée de main ?

L'idée ici est de redécouvrir simplement 12 plantes parmi les plus communes pour leur redonner une juste place et pourquoi pas, d'affirmer "J'aime les mauvaises herbes !"

Ce guide est aujourd'hui quasiment prêt pour l'impression ;
Mais nous manquons de financement et c'est pourquoi nous avons lancé ce projet sur la plateforme participative Kiss Kiss Bank Bank.

Merci pour votre soutien et à bientôt pour le feuilleter ! ;-)

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 20 Février 2015

Zoom sur l'ail triquètre

Il existe 750 espèces d’aulx. De la famille des Liliacées, ils sont tous comestibles et faciles à reconnaître rien qu’à leur odeur d’ail, d’échalote, de ciboulette ou d ‘oignon. L’ail se ramasse aussi avec les narines. S’il n’est pas encore en fleur, l’ail des Ours par exemple, peut se confondre avec le muguet toxique. Reniflez-le comme un animal, en froissant la feuille ! L’odorat est une étape essentielle de la dégustation.

Veuillez à cueillir juste ce dont vous avez besoin et à préserver les espèces.

Chaque ail est une essence particulière, son terroir propre : l’ail des Ours, dans les sous-bois, le ictorial en haut des Montagnes (espèce protégée), le poireau des vignes… Ils ont en commun des terres où il y a peu d’air pour la vie bactérienne et où le potassium est bloqué. Une graine d’ail germe en compagnie de spores de mychorizes qui se branchent sur ses racines pour les relier aux plantes voisines. Ce chaînon essentiel de la vie du sol va diffuser des composés sulfurés de l’ail, des allysulphides et des thyocianates aux rosiers, aux tomates, aux pêchers, pour renforcer leurs défenses contre les champignons pathogènes.

La plupart des usages traditionnels de l’ail moderne Allium Sativum a été confirmée par la médecine : antiparasite, antimicrobien, protecteur cardio-vasculaire etc.

Les effets de l’ail démontrés sont antihypertenseur et vasodilatateur, hypocholestérolémiant, antiagrégant plaquettaire, antibactérien, antifongique et antiparasites.

L’ail est riche en soufre, en silicium, en fer, manganèse, zinc, sodium, bore… mais aussi riche en vitamine C , B1, B2 et E. Il apporte un coup de fouet à l’organisme (tonique général avéré) et favorise une résistance aux agressions. Il renferme également beaucoup d’antioxydants (flavonoides, sélénium) qui luttent contre les effets du vieillissement et du stress.

Plusieurs analyses de composition ont été effectué sur l’Allium Sativum, des analyses en 2005 et 2006 (Laboratoires Lara Europe Analyses, éditions de Terran) montrent la richesse en vitamines et minéraux de l’Ail des Ours, largement supérieure à l’ail cultivé (sauf pour la vitamine C, le souffre). Malheureusement, pas d'études connues sur la composition de l'ail triquète, notre bien-aimé ;-)

On sait que les aulx renferment un acide aminé souffré, l’alliine qui se transforme en allicine lorsqu’il est coupé, qui donne cette odeur forte et caractéristique.

Dans le pays de Lorient, on trouve facilement dans les jardins l’ail à trois angles, Allium triquetrum L. aussi appelé l'ail triquète ou triquette ou triquètre, ail à tige triangulaire, ail blanc. C'est une plante invasive, raison de plus pour la consommer!!

Triquetrum signifie à trois angles, c’est la particularité de sa tige. Il pousse en colonies comme l’ail des Ours, se multipliant par bulbilles mais aussi par semis. Les graines sont disséminés par les oiseaux. Ses feuilles sont planes, légèrement charnues à section triangulaire, légèrement plus courtes que les tiges florifères, charnues et à trois angles aigus aussi. Les fleurs blanches et peu nombreuses ont une forme de grandes clochettes, disposées en ombelles. Elles s’épanouissent de février à mai. Toute la plante dégage une agréable odeur d’ail. La plante se consomme comme l’ail des Ours. Ses tiges charnues sont douces et sucrées, crues elles méritent une attention particulière.

Les feuilles, les fleurs et les bulbes s’utilisent en condiment. Frais ils agrémentent les salades, les sauces diverses et tartinades. Cuits, ils parfument les céréales, les légumes, le poisson ou les œufs, les soupes, les tartes etc.

Tartinade de noix et d’ail triquètre

Pour 3 personnes, 30 cerneaux de noix, 12 aines de feuilles et fleurs d’ail triquette, 4 cuillères à soupe de crème végétale comme la crème de soja, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, sel, poivre et cumin

Dans un mixeur, mélanger tous les ingrédients jusqu’à obtenir une consistance homogène. Si besoin, rajouter une cuillérée d’eau. Conserver au frais.

Tartiner sur des Nombrils de Vénus, du pain grillé ou des rondelles de navets et de radis noir. Bon appétit !!

Références : Manifeste gourmand des herbes folles aux Editions du Toucan et Ail des Ours et autres ails sauvages de Bernard Bertrand

Allium Triquetrum, ail triquètre dans tous ses étatsAllium Triquetrum, ail triquètre dans tous ses états
Allium Triquetrum, ail triquètre dans tous ses étatsAllium Triquetrum, ail triquètre dans tous ses états

Allium Triquetrum, ail triquètre dans tous ses états

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 13 Janvier 2015

Le programme du premier semestre 2015

Vous attendiez le calendrier des prochains ateliers, le voici !

Nous participerons aussi à la semaine pour les alternatives aux pesticides, à la semaine du développement durable à Lorient, et divers salons d'associations et festivals...

Pensez à réserver vos places pour les ateliers par mail à l'adresse suivante : cueillir.56@gmail.com

Et merci de nous suivre !

A bientôt,

L'équipe Cueillir

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 2 Janvier 2015

2015, c'est parti !

Toute l'équipe de Cueillir vous souhaite une Grande et Belle Année 2015 : la concrétisation de vos Actions les plus précieuses, l'inspiration avec vos Valeurs dans votre vie de tous les jours et l'écoute permanente de la Nature.

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 28 Décembre 2014

La relève est assurée :-)

Je m'appelle Elouann, j'ai fait un exposé en classe sur les mauvaises herbes.

En premier j'ai demandé aux élèves ce qu'ils connaissaient comme mauvaises herbes. Ils connaissaient les pissenlits, les orties, le lierre terrestre, ... mais ils ne connaissaient pas le plantain ni la bourse à pasteur.

Ensuite je leur ai demandé ce qu'ils préféraient: les mauvaises herbes ou les produits chimiques? Ils ont tous dit les mauvaises herbes!

Après, j'ai fait mon exposé: j'ai expliqué ce qu'étaient les mauvaises herbes, et j'ai montré que quand on va sur internet et qu'on tape "mauvaises herbes" on trouve beaucoup de liens pour les enlever. J'ai d'ailleurs dit que si on voulait absolument les enlever, on pouvait le faire à la main ou à la vapeur d'eau chaude.

J'ai également expliqué que les mauvaises herbes n'étaient pas si mauvaises! J'ai présenté plusieurs mauvaises herbes et leurs bons côtés: le plantain (utile contre les piqûres d'orties, bon en soupe, en gâteau), le grand plantain (fruits à goût de champignon, bon en salade), les orties (on peut faire des tisanes, des salades, des soupes, ça rend fort), la bourse à pasteur (feuilles en forme de coeur, bon en salade, soigne le coeur) et les pissenlits (tout le monde les rejette alors que c'est bon en salade).

J'ai terminé mon exposé en parlant de l'association Cueillir, j'ai montré les photos des noms des plantes marqués sur les trottoirs.

Je suis content parce que j'ai eu une très bonne note!

Ecole de Kervénanec, Lorient, CM2

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 14 Décembre 2014

Le cynorrhodon, un délice et un trésor de bienfaits

Le cynorrhodon ou "gratte-cul" est le fruit du rosier sauvage ou Eglantier (Rosa Cania), il désigne aussi le fruit des rosiers cultivés.

Le nom vient du grec kunorrhodon qui signifie "rose de chien". Cette appellation vient des propriétés attribuées à la racine de l'églantier pour lutter contre la rage.

Mûrs lorsqu'ils sont blets, après les premiers froids de la saison, les fruits sont délicieusement comestibles. Ils contiennent des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses.

Composition nutritionnelle : Excellente source de vitamine C et antioxydants

A titre de comparaison : 100g de cynorrhodon contient 1350mg de vitamine C, alors que 100g d'orange 50mg.

Les cynorrhodons renferment aussi des glucides (saccharose, lévulose), vitamines B, PP, provitamine A et autres nombreux anti-oxydants comme la rutine.

Usages médicinaux et culinaires :

Les fruits non toxiques des rosiers d'ornement peuvent aussi être consommés à condition qu'ils proviennent de rosiers non traités et entretenus de manière biologique.

Ils possèdent des propriétés antifatigue, diurétiques et anti-diarrhéiques.

Nous vous proposons une recette d'apéritif aux cynorrhodons très facile à réaliser :

2 belles poignées de cynorrhodons équeutés et entaillés

1 verre de rhum

2 verres de sucre blond

75 cL de vin blanc

Bien rincer les fruits, les équeuter (enlever les points noirs) et effectuer une entaille à l'aide d'un couteau sur chaque baie.Laisser macérer dans un bocal pendant minimum deux mois dans un placard, filtrer avec un filtre à café pour ne pas laisser passer les poils. Déguster pendant vos coups de pompe ou après une ballade dans la forêt avec des amis, avec modération bien sûr! ;-)

Merci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritifMerci à Nathalie pour sa recette d'apéritif

Merci à Nathalie pour sa recette d'apéritif

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 8 Décembre 2014

Actualités

Les herbes de Cueillir continuent leurs actions même pendant l'hiver...

Au rythme plus lent mais bien là :

  • en novembre, Kristell participait aux Culturiosités, une conférence organisée par l'UBS sur le thème de l'alimentation des herbes sauvages (nouvelle conférence le 16 décembre sur la dégustation du chocolat, plaisir et respect des sensations corporelles)
  • et demain, Nancie participe à un colloque à Rennes sur l'aménagement des espaces urbains pour tendre vers le zéro phyto. Elle représente sa commune d'habitation, Ste Hélène, seule commune du bassin versant de la Ria d'Etel à avoir réussi son passage
  • Le journal des adhérents La Feuille est en préparation. Ainsi que des dossiers pour faire connaître notre travail auprès des collectivités...

Nous vous présenterons le programme des activités début janvier. Vous pouvez déjà réserver la date du vendredi 9 janvier pour une sortie botanique avec Nathalie sur les bourgeons

Et n'oubliez pas que l'hiver est la saison de l'introversion, l'intériorité, la restauration de ses forces vitales ;-)

Prenez bien soin de vous!

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 3 Novembre 2014

Sortie botanique à la découverte des Astéracées

Il reste des places! Vite, inscrivez-vous!

Les Astéracées forment une très grande famille comprenant près de 13000 espèces.

Elles se caractérisent par leurs fleurs formées en capitule. Quelques plantes connues de cette famille : en sauvage, le pissenlit, le laiteron, l'armoise, la camomille, la pâquerette ; en cultivé, l'artichaut, le tournesol, la chicorée, la laitue, l'achillée millefeuille...

Nous serons sur un super site, où la cueillette sera permise et sans crainte puisque ce sera dans les terres du GAEC du Hingair à Kervignac.

Pensez à nous prévenir de votre venue par mail à l'adresse suivante : cueillir.56@gmail.com

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 28 Octobre 2014

Pour nous contacter par internet, voici la nouvelle adresse de Cueillir :

cueillir.56@gmail.com

N'hésitez pas !

A bientôt

Kristell et Nancie

Rédigé par Association Cueillir

Publié le 19 Octobre 2014

Crème de chataignes

Dans une astmosphère automnale charmante, les cueilleuses se sont retrouvées vendredi au bord du Blavet, pour une ballade châtaignesque.

Les bottes au pied, les sacs dans la main, le coeur aux châtaigniers, nous avons ramassé ces fruits nourrissants marrons brillants protégés puis libérés par des bogues épineuses.

Le châtaignier, Castanea Sativa est de la même famille que le hêtre et le chêne : les fagacées.Symbole de longévité chez les Celtes, le Châtaignier peut vivre jusqu'à 1500 ans. Avec l'âge, son tronc peut atteindre des dimensions incroyables.Le plus célèbre est celui des cent chevaux de l'Etna dont la circonférence atteint plus de 55 mètres! Son appellation viendrait de cette histoire : à la Rennaissance, la reine de Naples Jeanne d'Anjou, surprise par un violent orage, s'abrita sous son immense ramure avec son escorte de cent cavaliers....

Arbre de terroir, rustique et simple, le châtaignier est plein de ressources et il a toujours été disponible pour l'homme à passer des caps difficiles. Pour le docteur Bach, il est aussi une nourriture pour l'âme en détresse. Si les châtaignes ont nourri physiquement nos ancêtres en temps de famine, l'énergie de l'arbre a sans doute aussi nourri leur âme de la lumière de l'espoir en un avenir meilleur. A son contact, pendant notre promenade, nous avons rencontré un sentiment de paix et de disponibilité.

Les châtaignes sont des fruits nourrissants, on en fait de la farine. Elles contiennent beaucoup de glucides, notamment de l'amidon, mais aussi des tanins et des composés phénoliques. Elles sont également riches en vitamine B6, B9, en potassium, phosphore, magnésium et fer.

Recette de la crème de châtaignes :

1kg de châtaignes épluchées et cuites

475g de sucre blond bio

gousses de vanille, graines de cardamome ou racines de gingembre

Dans un faitout, cuire les châtaignes non pelées dans de l'eau pendant environ une heure, en couvrant.

Peler les châtaignes une à une à l'aide d'un couteau fin et d'un torchon pour ne pas se brûler. Garder l'eau de cuisson. Passer les châtaignes pelées dans un moulin à légumes, humidifier avec un peu de jus de cuisson.

Pendant ce temps, préparer un jus de châtaignes au parfum de votre choix, chauffer le jus de cuisson dans une casserole pendant 15 minutes à feu doux avec par exemple une gousse de vanille fendue et la pulpe. Mouiller la pâte de châtaignes obtenue après l'avoir passée au moulin avec ce jus parfumé.

Chauffer quelques minutes cette pâte parfumée avec le sucre jusqu'à obtenir la consistance souhaitée. Remplir les bocaux bien propres, bien les fermer, les renverser. Le lendemain, stériliser les bocaux en les chauffant dans une grande marmite d'eau bouillante (niveau d'eau jusqu'aux couvercles) pendant 1/2 heure environ.

Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)

Merci à Nathalie pour le partage de sa recette :-)

Rédigé par Association Cueillir